Patrimoine

La forêt avec ses parcelles :

parcelle forestière

Ouvrage Maginot du Hackenberg Veckring (57)

Ouvrage Maginot du Hackenberg - petit train

découvrez la vie dans le plus gros ouvrage de la Ligne Maginot

Ce qu’il faut savoir :

Visitez la Ligne Maginot en métro. Les bénévoles de l’association AMIFORT vous feront découvrir le plus gros ouvrage de la Ligne Maginot LE HACKENBERG. Vous serez étonnés par le modernisme de ses installations souterraines, magasins de munitions, cuisine, caserne transformée en musée, usine électrique et de ses blocs de combats avec tourelle d’artillerie, le tout en parfait état de marche. D’une capacité de plus d’un millier d’hommes, c’est à bord du petit train d’époque, qui transportait les munitions, que vous parcourrez les kilomètres de galeries de cet ouvrage dont la puissance de feu pouvait atteindre 4 tonnes d’obus à la minute. Une visite guidée accompagnée de guides passionnés. A ne pas manquer également, le circuit pédestre de ce site historique…

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Distinctions, labels :

Grands sites de Moselle – Marque Qualité Tourisme – Réseau Tourisme de Mémoire Moselle 1870-1975

Accès :

GROS OUVRAGE MAGINOT DU HACKENBERG 57920 VECKRING

Ouvrage Maginot du Hackenberg

61 bis Grand Rue 57 920  Veckring

Tel : 03 82 82 30 08

Observatoire des Chênes Brûlés

L’observatoire des Chênes-Brûlés est un observatoire d’artillerie tactiquement relié de l’ouvrage d’artillerie du Mont-des-Welches. Il se situe entre les communes de Kemplich et Veckring sur la colline du même nom. L’équipage était issu par le 153e RAP commandé par le lieutenant PASQUIER-VAUVILLERS. L’observatoire dispose d’une cloche GFM et d’une cloche VP. Il est pris en charge depuis 2014 par l’APOCB. »

L’image contient peut-être : ciel, plein air et nature

 

Chapelle de Hackenberg

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Du haut de ses 347 mètres, le Hackenberg domine le pays de la Canner. Plus qu’une curiosité géographique, due à son statut de point culminant, c’est avant tout un lieu chargé de mémoire, d’histoire et de spiritualité.

Un haut lieu religieux

Bien qu’il n’existe pas de preuves formelles, il est probable qu’un sanctuaire celte se soit élevé sur ce sommet et qu’il se soit transformé en un lieu de culte chrétien à la fin de l’Empire romain ou au début du haut Moyen-Age, la pénétration du christianisme étant largement favorisée par l’existence de la grande voie Metz-Trèves, qui passe à proximité et qui génère des implantations de population. Quoi qu’il en soit, les premières mentions certaines de la « paroisse du Hackenberg » datent du XIIème siècle : une charte de l’archevêque de Trèves enjoint à différentes paroisses, dont celle-ci, d’accomplir un pèlerinage annuel à Mettlach, l’abbaye de rattachement. Cette paroisse regroupait au début les villages de Budling, Veckring, Helling, Buding et Elzing.

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                                 Sépultures au sommet du Hackenberg

La forte expansion démographique du XVIIIème siècle, époque relativement prospère et ne connaissant pas les épidémies du siècle précédent, amène des changements notables, avec ses lots de tensions. L’église, trop modeste, doit être agrandie : c’est l’objet d’une recommandation de l’évêque de Trèves en 1765. Les paroissiens ne l’entendent pas de cette oreille et ne donnent pas suite à ce projet, pour des raisons financières : ils se voient frappés d’interdiction d’offices et d’enterrements ; ce n’est qu’après des années de pourparlers que la nef est finalement agrandie et un nouveau clocher érigé en 1780. L’abbé Reuter, curé du Hackenberg à l’époque, n’a pas compté pour peu dans le déblocage de la situation, puisqu’il n’a pas hésité à engager son argent personnel dans l’entreprise.

Parallèlement, l’éloignement de l’église commençant à peser aux villageois, Buding et Elzing, obtiennent un vicaire résidant dès 1709, mais les fidèles continuent à gravir la longue pente du Hackenberg pour les grandes fêtes qui rythment la vie de chacun : baptêmes, mariages et enterrements. Ce n’est qu’en 1779, après un conflit d’une vingtaine d’années, que les habitants de Buding obtiennent des aménagements sur ces points, mais ils devront attendre 1802 pour que le village soit érigé en paroisse à part entière. Ces premières manifestations d’indépendance par rapport à l’église-mère se poursuivront au siècle suivant par celles de Buding et Veckring. Par contre, c’est peut-être cet éloignement des villages qui mettent le Hackenberg à l’abri des saccages de la Révolution, ce qui n’empêche pas certains patriotes zélés de faire arrêter et déporter le curé Jean-Etienne Etringer, qui avait pourtant adopté une attitude compréhensive et conciliante envers les nouvelles autorités.

Grandeur et décadence

Pour savoir à quoi ressemblait le sommet du Hackenberg au milieu du XIXème siècle, il convient de se reporter à la description que nous en donne le comte Théodore de Puymaigre dans un article publié dans la revue l’Austrasie en 1853. Il se met dans la peau d’un voyageur qui arrive du vallon de Budling « sauvage, verdi par la haie, par les jardins » et embrasse le site d’un coup d’oeil : le presbytère, la maison école et le cimetière « ceint d’un mur et fermé par une porte à claire-voie » et bien sûr l’église, avec la sacristie et la chapelle seigneuriale, dédiée à Saint Hubert et édifiée par la famille Faust de Strombourg, seigneurs de Bousbach au XVIIème.

Il n’y a donc que deux habitants demeurant au Hackenberg : le curé et le régent de l’école. Cette école existait déjà avant la Révolution, l’Eglise étant la seule Institution à essayer de donner des rudiments d’instruction aux couches défavorisées de la population. Elle continue à fonctionner pour les garçons de plus de dix ans des communes avoisinantes jusqu’en 1882.

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                        La chapelle actuelle reconstruite en 1961

La fin du XIXème siècle fut le témoin de l’éclatement de la paroisse du Hackenberg et de son lent déclin. A partir de 1871, l’administration prussienne sépare les villages de Budling et Veckring et en 1883, le curé doit résider à Budling : les 2 villages eurent droit chacun à une nouvelle église et un cimetière ; en 1900, le domaine est rattaché à la commune de Veckring. Pour ce qui est des bâtiments, ce ne fut qu’une suite de malheurs :

* en 1859, un incendie dû aux feux de joie pour fêter la victoire de Solférino ravage le site * en 1889, l’église – sauf le choeur – les autres bâtiments sont démolis pour construire l’église de Veckring * en 1944, ce qui reste est détruit par les combats de la libération.

Les bildstocks

Tout au long de la montée vers la chapelle du Hackenberg  trois bildstocks.

Ces trois bildstocks correspondent à des croix de mission correspondant, eux-même, à un village alentour, autrefois dépendant de la commune du Hackenberg.
Le premier est le bildstock du village de Budling.  

On reconnaît saint-Pierre à la clef qu’il porte. Sur le devant ce trouve saint-Sébastien;
Se trouve également saint-Michel qui pèse les âmes.

Ce bildstock doit correspondre au village de Veckring.

Nous étions tellement occupés à mettre des petits bouts de bois dans les trous du torse de saint-Sébastien, afin de marcher les flèches qui l’ont transpercé que j’ai oublié de prendre en photo les autres faces du calvaire!

Ce dernier bildstock est celui du village de Helling. La crucifixion se trouve sur l’avant du chemin. Saint-Sébastien et saint-Wendelin de chaque côté.

en haut du Hackenberg situé à 347 mètres.

La chapelle est située, elle, sur un ancien sanctuaire celte.
Ce sanctuaire s’est transformé en un lieu de culte chrétien à la fin de l’Empire romain grâce à l’existence de la grande voie Metz-Trèves, qui passe à proximité et qui a génèré des implantations de population.

La chapelle actuelle a été reconstruite en 1961.

Une pierre tombale, datant de 1535, a été encastrée sous le porche.
De chaque côté de l’église des pierres tombales ont, également, été encastrée dans le mur.

Un cimetière entoure la chapelle.

La vue sur la vallée de la Canner est superbe.

Dans le fond de la vallée, nous apercevons le mur antichar. Mur que nous allons longer une partie de notre balade.

De nombreuses tourelles jalonnent les sentiers.Il faut imaginer ce lieu vide de toute végétation.

Des fils de fer nous empêchent d’entrer dans la partie militaire de ce site.
Et ces fils, avec le temps, ont même pris possession des arbres!